L'HUMAIN AU COEUR DE LA TRANSFORMATION DIGITALE

 

"Agis de telle sorte que tu traites l'humanité (...) toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen". Emmanuel Kant.

La transformation digitale est informationnelle, relationnelle et cognitive.

Elle entraîne un bouleversement industriel, culturel et sociétal comparable à celui du siècle des Lumières, enfanté par l'imprimerie -mais sans commune mesure pour ses conséquences potentielles sur l'humain.

La vision de l'humain, la relation à l'humain, sont au coeur de la révolution digitale et des transformations induites par celles-ci.

Prenons trois facettes essentielles de cette relation à l'humain : le consommateur, le travailleur, le citoyen.

Dans chacune de ces trois facettes, les outils digitaux (internet, big data, intelligence artificielle), créent les conditions d'une conscience et d'un libre arbitre accrus, bouleversant la relation aux marques, à l'employeur et au politique.

Cette conscience et ce libre arbitre accrus valent tout autant à l'échelle individuelle que collective par la puissance des réseaux, des communautés, des relations peer to peer, démultipliés à l'infini grâce à internet. Les deux échelles individuelles et collectives sont d'ailleurs étroitement imbriquées, l'homme n'existant que dans la relation à ses semblables.

Les manifestations de ce bouleversement deviennent aujourd'hui une évidence dans la relation aux marques, à l'employeur et au politique : selon la vision et la stratégie mises en œuvre, elle jouent tantôt dans le sens d'une nouvelle création de valeur au profit des entreprises, des individus et de la société, tantôt dans le sens de la destruction de valeur pour les acteurs n'ayant pas la lucidité ou la chance de s'inscrire dans le bon versant de l'histoire.

Mais une vision déterministe et implicite du progrès serait trop simpliste : l'hisoire de l'humanité est ambivalente par nature et les conséquences de cette ambivalence deviennent de plus en plus irréversibles, que ce soit dans le domaine de la relation à l'humain ou dans celui de la relation à la nature (les deux étant d'ailleurs étroitement solidaires).

Une autre histoire risque de s'écrire, à l'insu de l'accroissement apparent de la conscience et du libre arbitre ouvert par la révolution digitale : celle d'un asservissement collectif insidieux, que le mythe d'un transhumanisme affirmé comme une nouvelle religion transformerait en nouvelle lutte des classes dans une humanité où les fractures sociétales et éducatives ne feraient que s'accroître. La géopolitique de ces fractures commence d'ores et déjà à se dessiner : élites urbaines internationales, zones de sous-développement rurales, réfugiés apatrides.

La vision de l'humain et la relation à l'humain sont le fruit du développement de la connaissance, traduites dans une volonté politique et, au plan économique, dans le partage de la création de valeur librement consentie entre actionnaires, travailleurs et consommateurs, seule garantie pour les entreprises d'une croissance durable.

L'évolution de la relation à l'humain c'est aussi la capacité que donne la révolution digitale de reconsidérer celui-ci comme un tout, dans ses aspirations, ses besoins et ses problèmes -en arrêtant de fractionner ce qui appartiendrait au consommateur, au travailleur ou au citoyen. L'humain est riche de sa globalité et de sa complexité, générateurs de paradoxes : au plan collectif c'est la résolution de ces paradoxes qui fonde le contrat social, qui donne à celui-ci sa légitimité et son pouvoir de régulation. 

Le contrat social (à l'échelle de la société ou de l'entreprise) doit être repensé pour intégrer de nouveaux champs de pouvoirs et de régulation : organisation de nouvelles libertés et nouvelles garanties contre l'asservissement (en particulier régulation du pouvoir des "GAFAs" ou des futurs tout puissants détenteurs des datas, des algotithmes et des processeurs de l'IA).

Comme l'explique de façon très éclairante le récent ouvrage de Pierre-Marie Lledo, Le cerveau, la machine et l'humain (Odile Jacob), l'évolution des connaissances sur notre cerveau va de pair avec l'acquisition de nouvelles capacités cognitives, considérablement augmentées par la technologie.

Mais cette connaissance du cerveau confirme aussi s'il en était besoin, la permanence et la résilience des 'attracteurs forts' de notre espèce : liberté, équité, altruisme.

Ces 'attracteurs forts' ont été saisis par le siècle des Lumières dans le bond incroyable de connaissances produit par celui-ci et dont la traduction sociétale fut la Révolution affirmant les principes de liberté, d'égalité, et de fraternité.

L'histoire n'est pas écrite à l'avance : en plaçant la vision de l'humain et la relation à l'humain au cœur de la réflexion et de l'action dans la transformation digitale, nous nous donnerons l'opportunité d'emprunter le meilleur chemin entre épanouissement individuel, création de valeur et bénéfice sociétal.

 

Publié par Stéphane Demarquettemembre du réseau d'expert SYNAPSCORE 

 


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